Justin CORREA et Cheick Oumar SISSOKO

Mon frère

de Cheick Oumar Sissoko, Mali
; basé sur une idée originale de Justin Corréa, 23 ans, Mbour, Sénégal; avec Didier Awadi.

Âgé de 13 ans, Salif pense qu'il est assez cool. Il porte des habits à la mode et a un frère qui a une moto. Mais il pense également qu'il est cool de mal se conduire envers les autres. À l'école, il refuse de s'asseoir à côté de Doudou, un garçon rendu orphelin par le SIDA, parce que, dit-il, « mieux vaut prévenir que guérir ». Furieux, son professeur envoie Mamadou à un centre d'informations en vue de rédiger un exposé sur le SIDA ….

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  • durée: 8 minutes 13 secondes
  • date: 2001
  • tourné au Sénégal
  • actuellement disponible en: American Sign Language, anglais, dioula, fon, français, haoussa, igbo, italien (sous-titrages), kinyarwanda, kiswahili, lingala, malgache (sous-titrages), mina, mooré, portugais, pulaar, twi, wolof, et yoruba.

Guide d'utilisation

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Sujets privilégiés pour la discussion :

  1. Problèmes rencontrés par les enfants rendus orphelins par le SIDA
  2. Conséquences de la discrimination et de la réprobation sur une personne vivant avec le VIH/SIDA
  3. Formes et causes d’une telle discrimination et d’une telle réprobation
  4. Moyens de triompher de cette discrimination et de cette réprobation

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Sujet de discussion 1: Problèmes rencontrés par les enfants rendus orphelins par le SIDA

  • DANS LE FILM : Au début du film, Salif refuse de s’asseoir à côté d’un garçon du nom de Doudou. Comment le VIH/SIDA a-t-il affecté la vie de Doudou ?
  • DANS LA RÉALITÉ : Quels sont les types de problèmes rencontrés par les enfants rendus orphelins par le SIDA ?

Voici quelques-uns des nombreux problèmes que les jeunes rendus orphelins par le SIDA pourraient rencontrer :

  • Le VIH/SIDA a condamné des millions d’enfants à la précarité, les a rendus vulnérables à l’exploitation et aux mauvais traitements et les a laissés en danger d’être eux-mêmes infectés par le VIH.
  • Les orphelins vivant dans la famille élargie ou placés dans des familles d’accueil sont souvent en butte à plusieurs formes de discrimination.
  • S’ils sont dans un foyer où un membre de la famille vit avec le VIH, les enfants vivent le traumatisme causé par les souffrances et le décès de cette personne.
  • Plusieurs enfants rendus orphelins par le VIH/SIDA finissent dans des foyers sans adultes. Beaucoup se retrouvent dans la rue. Ainsi s’accroît le nombre de jeunes vulnérables, inadaptés sur le plan social et sans éducation adéquate.

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Sujet de discussion 2 : Conséquences de la discrimination et de la réprobation sur une personne atteinte du VIH/SIDA

  • DANS LE FILM : Comment Doudou réagit-il lorsque Salif refuse de s’asseoir à son côté ? Que ressent Doudou à ce moment ?
  • DANS LA RÉALITÉ : Quelles sont les conséquences du rejet sur une personne atteinte du VIH/SIDA ?

Le rejet, la discrimination et la réprobation peuvent se traduire de plusieurs manières différentes et peuvent causer énormément de souffrances. Les personnes vivant avec le VIH/SIDA rapportent parfois qu’il est encore plus difficile de faire face au rejet qu’au virus même.

Lorsqu’une communauté permet la création d’une atmosphère de rejet et de discrimination envers les personnes vivant avec le VIH, elle aura érigé un obstacle regrettable à une discussion saine et franche sur le VIH/SIDA -- au détriment de tous, mais surtout de ceux vivant avec le VIH. Ceux qui vivent avec le virus et le savent pourraient être moins portés à divulguer leur statut à leurs amis et aux membres de leur famille, y compris leur conjoint(e). Par crainte que leur statut puisse être connu du public, ils pourraient également être moins disposés à solliciter le counselling et d’autres formes de soutien, y compris la solidarité de leurs amis.
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Sujet de discussion 3 : Formes et causes de la discrimination et de la réprobation à l’égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA

  • DANS LE FILM : Pourquoi est-ce que Salif traite Doudou si mal au début du film ?
  • DANS LA RÉALITÉ : Quelles sont les formes les plus fréquentes de discrimination que les personnes vivant avec le VIH/SIDA subissent ? Qu’est-ce qui pousse certaines personnes à rejeter ceux vivant avec  le VIH/SIDA ?

Les personnes vivant avec le VIH/SIDA peuvent souffrir de discrimination qu’on pourrait définir comme étant « institutionnelle » ou « dure » dans des secteurs tels que le logement, l’éducation, l’emploi, l’accès aux soins de santé ou les procédures judiciaires équitables. Leurs droits dans ces domaines pourraient leur être refusés simplement parce que leur vie a été -- ou est présumée être -- affectée par le VIH.

Il existe également une forme de discrimination dite « individuelle ». C’est une discrimination qui peut être pratiquée par n’importe qui, y compris les enfants et les jeunes (comme Salif dans le film Mon Frère). Chacun d’entre nous peut faire quelque chose à propos de ce type de discrimination.

La discrimination « individuelle » peut frapper au coeur même d’une personne vivant avec le VIH. Elle pourrait prendre la forme de regards méfiants ou dédaigneux, de mots durs et de termes mal choisis, le fait de tourner le dos lorsqu’une personne passe à côté…. La discrimination « individuelle » peut également être traduite par la présomption incorrecte selon laquelle toute personne vivant avec le VIH est « malade » et fragile. Une expression particulièrement blessante de la discrimination « individuelle » renvoie à l’affirmation selon laquelle le statut d’une personne séropositive est un « châtiment divin ».

On compte l’ignorance parmi les principales causes de la discrimination et du rejet à l’égard de ceux vivant avec le VIH/SIDA. Les personnes qui ne savent rien à propos du VIH/SIDA, ni comment il peut et ne peut pas être transmis ont souvent peur et cette peur se traduit sous forme de discrimination.

Il existe souvent un lien entre la discrimination à l’égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA et d’autres formes préexistantes de discrimination dans une communauté donnée : à l’égard des femmes, envers les personnes qui ont une orientation sexuelle donnée ou envers les personnes d’une race ou d’une nationalité déterminée.
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Sujet de discussion 4 : Moyens de triompher de cette discrimination et de cette réprobation à l’égard des personnes atteintes du VIH/SIDA

  • DANS LE FILM : Salif finit par reconsidérer le fait qu’il rejette Doudou. Pourquoi ? Qu’est-ce qui entraîne exactement son changement d’attitude ?

Deux facteurs jouent un rôle prépondérant dans le changement d’attitude de Salif :

1. Il se rend compte que le VIH pourrait être plus proche de sa vie personnelle qu’il ne l’ait jamait imaginé. Il sait qu’il se pourrait qu’une personne par qui il jure vive avec le virus.
2. Il est mieux informé sur le VIH.

  • DANS LA RÉALITÉ : Que pouvons-nous faire -- chacun d’entre nous -- pour triompher de la discrimination à l’égard des personnes atteintes du VIH/SIDA ?

Lorsqu’il s’agit de discrimination « institutionnelle », nous devons veiller à ce que nos législateurs, ceux qui mettent en vigueur les législations et ceux occupant d’autres postes compétents significatifs, remplissent leurs responsabilités de protéger les personnes vivant avec le VIH/SIDA de toutes formes de discrimination.

Il existe plusieurs choses que chacun d’entre nous peut faire pour empêcher ou mettre fin à la discrimination « individuelle ». Par exemple :

  • Nous devrions nous informer sur l’essentiel à propos du VIH/SIDA, y compris les moyens par lesquels on peut et on ne peut pas être infecté et partager ces informations avec les membres de notre famille et nos amis.
  • En passant du temps avec les personnes vivant avec le VIH/SIDA, nous pouvons montrer aux autres qu’il est inutile d’avoir peur d’être infecté par le biais de contacts quotidiens.
  • Les personnes vivant avec le VIH/SIDA devraient être traitées avec le même respect que tout autre individu.
  • Nos communautés doivent s’efforcer d’accepter toutes les personnes, quel que soit leur statut VIH.
  • Nous devrions être sensibles au fait que les personnes vivant avec le VIH/SIDA trouvent souvent certains termes insultants et nous devrions éviter ces termes soigneusement. Par exemple, les termes « victime du SIDA » ou « sidéen » sont inappropriés et peuvent être blessants ; « personnes vivant avec le VIH/SIDA » est une meilleure façon de faire référence aux individus qui ont été infectés par le VIH.